Les vêtements

  

 

Les vêtements des égyptiens devaient être simple et s'adapter au climat chaud et humide de l'Egypte. Tout d'abord je vais vous parler des costumes chez les femmes ainsi que des costumes chez les hommes.

 

 

Les tenues des femmes égyptiennes restent simples par rapport aux bijoux, aux maquillages et leurs coiffures très varié. Elles changent très peu jusqu'à la 18ème dynastie.

La robe (typique) des égyptiennes étaient une longue robe fourreau moulante en lin qui arrive sous le sens et retenues par deux bretelles. Ce fourreau met en valeur les formes des égyptiennes, parfois au dessus de leur vêtement, elles portent une tunique transparente à manches longues. Au moyen empire certaines femmes mettent au dessus de leur tunique une résille à motifs. Une statue en bois (datant de la XIème dynastie et actuellement au Louvre) montre une porteuse d’auge vêtue d’une robe moulante décorée d’une résille dont les motifs polychromes imitant le plumage d’un oiseau.

La seule touche de variété qui est apportée à la tenue est les bretelles. Certaines sont en lignes droite de la robe à l’épaule, d’autre se croisent  ou se rejoignent sous l’ancien empire, elles recouvrent les seins et sont ornées de rosettes. A partir du moyen empire, mais surtout sous le nouvel empire, les bretelles deviennent très fines, ce qui découvre encore plus les seins. Les robes et les bretelles sont de la même couleur blanche. Mais sous l’ancien empire les robes sont de couleurs vives comme le bleu, le vert ou le rouge.

Le nouvel empire marque une période de créativité et d’audaces dont les femmes en profitent pour se mettre en valeur. Les principaux facteurs de changement dans la mode vestimentaire au nouvel empire sont les relations politiques et commerciales ainsi que les influences étrangères. Les vêtements deviennent plus amples et plus sophistiqués. Les femmes portent les robes nouées sous la poitrine et retombe jusqu’aux pieds en s’évasant. Le lin devient de plus en plus fin ainsi que de plus en plus travaillé avec l’apparition des drapés et des plies ce qui donne des toilettes très élaborées. Pour obtenir des plis parfaits les femmes humectent le lin et le pressent entre deux planches de bois rainurées. Au nouvel empire, il y a d’autre nouveauté qui est la superposition de vêtement. Sur les robes transparentes, les femmes passent une autre tunique ouverte. Certaines femmes, par-dessus se couvrent d’une troisième chemise  mais celle-ci n’est pas transparente. D’autres femmes préfèrent porter une robe à manche par-dessus laquelle elles enfilent un manteau léger assez court couvrant une partie des épaules avec des franges. Ses manches longues et plissées donnent l’impression d’ailes d’oiseau. Devant, elles laissent pendre une sorte de tablier qui tombe du cou aux pieds. Très souvent les vêtements amples recouvrent le bras gauche tandis que les bras droit reste nu.

Au cours des années, les femmes couvrent leur corps de plus en plus. Les femmes accentuent leur séduction en ajoutant à leur robe des échancrures et des effets de transparences. Au dessus de la robe les femmes enfilent des résilles en perles de couleur, qui est un accessoire visant à mettre en valeur la beauté des femmes. Elles n’hésitent pas à couvrir l’épaule gauche avec un châle à frange qui laisse le bras droit découvert et ornés de bracelets.

Les vêtements masculins ont évoluées depuis les premières dynasties jusqu’au nouvel empire. Les vêtements doivent être avant tout pratiques, amples et adapté à un climat ainsi qu’au pays, à la chaleur et la poussière régnant en maître toute l’année.

A l’époque protohistorique, les égyptiens vivaient quasiment nus, ils avaient pour simple accessoire un étui pénien. A partir de l’ancien empire, on voit apparaître le pagne étroit et court qui est une simple pièce de tissu qui enveloppe les reins et s’arrête au dessus des genoux. Ce pagne est maintenu à la taille par une lanière de cuir. Les vêtements sont en lin une matière souple et légère qui protège du froid en hiver et de la chaleur en été. La culture du lin en Egypte était une activité rurale. Les pagnes tant soit peu rudimentaire sont en blancs ou écrus ou beige. Il y a différentes qualités de lins, en générale la meilleure est celle qui sert  aux tenues de fêtes, séduction ce qui est sans conteste le « lin royal » un tissu d’une grande fluidité avec des bijoux comme les colliers, les bracelets permet de distinguer les hommes e classe aisée de celle des paysans.

On pense qu’avant le lin, les égyptiens confectionnent des pagnes en fibres de roseaux ou de palmiers. Les paysans ou travailleurs des marais portaient une simple ceinture en cuir d’où pendaient des lamelles de roseau. Ce qui porte des pagnes les retroussaient pour être plus à l’aise dans leur mouvement. On sait que la laine était connue vu qu’ils élevaient des moutons et des chèvres mais ils ne l’employaient pas pour la confection des vêtements à cause des tabous religieux liés à son origine animale. Le coton sera utilisé que beaucoup plus tard à l’époque copte.

Malgré l’interdiction d’employer des fibres animales le personnel des temples portaient sur leur épaule une peau de léopard, un animal qui est liés aux rites funéraires.

Les vêtements du vizir tranchent avec les autres. Il est vêtu d’un long pagne empesé qui descend jusqu’au pied, fermé dans le dos par un cordon. Le pharaon porte également un pagne même si celui-ci est empesé et plissé pour différencier de celui du commun des mortels.

Sous le moyen empire, on ne voit pratiquement plus de travailleur nus, le pagne se généralise. Cette évolution implique que les vêtements des classes élevées deviennent plus complexes.

Au nouvel empire, la mode évolue rapidement, avec des costumes plus raffiné. Les pagnes sont remplacés par de jupons bouffant ou des robes  à bretelle ou bien encore des robes plié très fine avec des manches très courtes, un col échancré assorti avec une ceinture nouée à la taille avec des pans qui servent de devanteau. Sous le règne d’Akhenaton, le costume masculin rompt avec le passé, il devient beaucoup plus compliqué. Le costume « amarnien » est tout d’abord une tunique transparente plissée par-dessus un pagne plissé et une chemise plissée.


Source : L'art de vire dans l'ancienne Egypte - Edition Atlas

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