Le divorce

 

 

 

On connaît fort mal la question du divorce aux grandes époques. Il semble, en tout cas, que l’adultère n’était pas une cause de divorce ; d’une part, en effet, l’homme avait le droit d’introduire des concubines dans sa maison, mais si l’on en croit les contes, il n’en allait pas de même pour la femme.

Cependant la préservation des biens et de l’héritage des enfants, lorsque, au Moyen Empire, apparut une forme de propriété, devait nécessiter l’intervention de la loi dans les affaires de divorce. Il semble, néanmoins, que seul le contrat ou encore le droit coutumier intervenaient lors des questions de partages.


Ce n’est cependant qu’à la basse époque, avec l’apparition des contrats démotiques, que nous commençons à être vraiment renseignés sur le droit légal n’intervenait pas dans le règlement de ces questions privées ; seul était retenu le droit contractuel, c’est-à-dire que les tribunaux n’avaient pour tache que de faire respecter les clauses des contrats de forme libre passés entre les époux au moment du mariage.

Il semble, cependant, que les mœurs, sinon le légiste, soient intervenues dans la conception des contrats ; en effet, de l’époque saïte jusqu’au milieu de la domination des lagides, le divorce n’était permis qu’au mari.

La femme sauvait alors ses droits par des contrats, rendant le divorce particulièrement désavantageux à l’époux ; ainsi se faisait-elle constituer une dot fictive, que le mari devait rendre en cas de divorce et à laquelle il devait joindre une pension prévue par le contrat de mariage ; en outre, une amende pouvait lui être infligée dans ce cas, et ses biens étaient hypothéqués pour les sommes reconnues par la femme et pour le montant de l’amende, lui aussi fixé par le contrat ; enfin le mari devait alors se désinvestir de ses biens au profit de son fils aîné, sans doute pour qu’on ait la certitude que la pension puisse être annuellement versée.

A l’époque suivante, on trouve des dispositions contractuelles semblables, mais la femme se réservé le droit au divorce. Les formules en tête de contrats changent, et au lieu de l’ancienne forme : « su je te méprise, si je prends une autre femme que toi, je te donnerai… », On trouve : « A partir de ce jour, c’est toi seule qui pourras t’en aller. Je te donnerai… ».

On peut voir les excès auxquels pouvait conduire une pareille coutume et on en a un bon exemple dans ce malheureux, pères de jumelles, qui ayant été ainsi dépouillé par sa femme de tout son avoir, dut encore voir l’amant s’installer dans le domicile conjugal jusqu’au moment où ce dernier chassa le mari, qui mourut de douleur, tandis que les deux enfants étaient dépouillées de leurs héritage.

De l’excès qui semble avoir régi la punition de l’adultère à l’époque classique, on est tombé dans un excès contraire tout aussi déplorable.

Commentaires (1)

1. mouelle clovis elie 04/08/2006

votre article est fort intéressant.youtefois je me demande réellement si l'adultère n'était pas source de divorce? CAR je me rappelle avoir lu un article sur le net qui disait le contraire de ce que dites .merci

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