Les impôts

 

 

En Egypte ancienne, les impôts sont récoltés par des fonctionnaires. L'impôt est prélevé surtout chez les artisans et les paysans mais aussi auprès des propriétaires de domaine et auprès des temples. Les impôts sont appelés "bakou". Tout d'abord, il y a les impôts que l'on paye en nature, soit avec les récoltes, soit avec les animaux. Les paysans étaient soumis à une autres taxes, l'impôt e travail c'est-à-dire la corvée. La corvée remplace en partie les impôts. Elle s'effectue pendant que les champs étaient inondés, la paysans devaient participer à des travaux d'intérêt collectifs comme la construction, l'entretien des digues et des canaux d'irrigations. Pour établir le montant des impôts, les administrateurs de l'état procèdent à l'arpentage des terres, ils se basent aussi sur les récoltes et le niveau de la crue du Nil. Une fois les récoltes évaluées, les scribes calculent l'impôt. Tous ces impôts sont établis selon des normes très précises par des fonctionnaires spécialisés. Le vizir supervise et vérifie la rentrée des impôts, il est épaulé par l'intendant du trésor (qui gère les biens).

Grâce à la tombe d'un scribe du "seigneur du double pays en Haute et Basse-Egypte" nommé Menena et vivant sous le règne de Thoutmosis IV nous savons que, sous le Nouvel Empire, l'assiette des impôts est calculée de manière sûre. Le scribe du cadastre évalue exactement la récolte sur pied au moyen de bornes témoins permettant de déterminer avec précision la redevance. Ce scribe de haut rang et ses employés à l'arpentage; deux scribes agricoles, un porteur de cordeau et tendeur de cordeau, mesurent la superficie à moissonner, tandis que des enfants - poussés par des parents souhaitant rester en bons termes avec des agents du fisc - leur apportent des collations. Lors de la moisson, ils refont les mêmes gestes avec des boisseaux récoltés. A la fin de la XIXe Dynastie, ils sont supplantés par les scribe des céréales.

Malgré ces règles, les paysans s'en prennent souvent à l'administration, qu'ils soupçonnent de commettre des exactions à leurs dépens. Certaines personnes ne peuvent pas payer et reçoivent la bastonnade mais ce sont des cas rares. La plupart savent qu'il doit à l'Etat et s'en acquitte sans rechigner. D'ailleurs, les paysans qui sentent lésés par une administration trop pointilleuse ont la possibilité de porter plainte.

 

Sources : http://www.egypte-des-pharaons.123.fr/gouvernement.php
 
              La vie quotidienne au temps des pharaons, Passion de l'Egypte, Editions Atlas

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