Les saisons


 

   Les fêtes d’Hâpy

 

Fin juin débuit juillet commence les fêtes d’Hâpy, c’est à dire la crue démarre. Gonflé par les pluies tombées sur le plateau de l’Ethiopie. Lorsque la crue arrive, les égyptiens le remarque par la couleur du fleuve. Alors le Nil verdit en raison des débris végétaux arrachés sur son passage. Les paysans remercient Hâpy en jetant dans les eaux des galettes et des gâteaux. Et les prêtres sacrifient une figurine en or.

 

  L’inondation

 

L’inondation correspond à la saison d’Akhet (mi-juillet à mi-novembre). Dans le milieu de juillet l’eau monte brutalement, la couleur de l’eau vire au jaune sale en raison du limon charrié. Ces débris de limon sont bénéfique pour les paysans car il se dépose sur les sols, il servira d’engrais. Pour pouvoir piéger l’eau, les égyptiens ont aménagés un réseau de petites digues. Pendant cette période, on ne se déplace qu’en bateau. D’après Romain Pline, une bonne crue doit atteindre 16 coudées de hauteur (de 7m). Au dessus de ces 16 coudées, le fleuve inonde les habitations et en dessous il ne fertilise qu’une petite partie des terres et la famine assurée.

 

  Labourage et semaille

 

De mi-novembre à mi-mars, commence la saison de Peret, c’est lorsque les eaux se retirent. Les champs sont à peine secs qu’ils labourent les champs avec l’araire. Les égyptiens y cultivent différentes choses comme l’orge, du blé, des pois chiches, des lentilles, des fèves, des laitues romaines, des oignons, des courgettes, des poireaux ... ainsi que le lin. C’est aussi la saison des arpenteurs, à cause de l’inondation, le paysage est bouleversé, donc les fonctionnaires du roi munis de cordes à noeud, qui vont restituer les limites exactes des champs sur lesquelles figurent le nom du propriétaire ainsi que la surface de l’exploitation.

 

  La récolte

 

De mi-mars à mi-juillet, commence la saison de Chemou, appellée la "séche". Fin avril, les moissons battent leur plein. Ils moissonnent les épis hauts et les tiges qui restent seront mangées par le bétail. Dans les paniers sont conduits aux bovins qui les écraseront de leur sabot pour détacher les grains. Le vannage au vent permet de séparer le grain de son enveloppe. Alors revoici les arpenteurs, accompagnés de nombreux scribes. Ils mesurent la surface cultivée ce qui permet d’anticiper le montant des impôts, qui sera payé sous forme d’une part de la récolte. Ce grain collecté sera stocké dans les silos royaux. Seules les terres non fertilisées échappent à l’impôt.

 

Source : Science et vie junior dossier Hors série n°49

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